Tendances web 2010

En 8 minutes 48, Loïc Lemeur nous explique quelles sont les grandes tendances actuelles du web à partir du cœur de la Mecque des webeux, Silicon Valley.

Toutes ces plateformes sont bien évidemment sensationnelles, par contre, il ne faut pas oublier, 2 choses:

a) un contenu intéressant

b) un mise à jour régulière

Merci à Michelle Blanc d’en avoir parlé avant moi.

Dans 12 jours commencera à Montréal le Webcom 2009. Pas mal de conférences intéressantes et surtout de nombreuses sont gratuites. Ça vaut le coup quand on a pas le budget !

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Tout ce qu’il faut savoir sur le « tribe management »

Seth Godin dont, je vous parle assez souvent, a mis en ligne un document assez impressionnant, Tribes Q & A sur ce que j’appelle le « Tribe Management ». C’est inspiré de son nouveau livre « Tribes, we need you to lead us ».

Je n’ai pas encore eu le temps de passer à travers mais je sens que ça va être très inspirant.

Bonne lecture.

Je suis un fan

Comme j’ai remarqué que ma petite vidéo de contorsion (« Exceptionnel ») a eu un bon succès, je profite de cette tribune pour dire que Karkwa est le groupe le plus génial de l’univers et ses banlieues proches, du moins méritent-ils le détour que je vous propose.

Vite, faites du « tribe management » avec moi !! 

 

Un newsletter décevant

Je me suis abonné il y a 3 mois au « Club Cirque » du Cirque du Soleil car une marketeuse des arts américaine le citait en exemple à suivre pour la communication avec sa communauté. CDS étant malgré tout un exemple de marketing réussi, je m’attendais à être impressionné par la qualité et la variété des communications, l’effet excitant que leur « newsletter » allait provoqué et j’étais sûr qu’il y aurait un côté interactif. Bref, j’avais très hâte de recevoir mes premières communications. Et bien rien de tout cela est arrivé. J’ai reçu en 3 mois 3 « newsletters », 2 pour me vendre des portes-clés, des tasses et des casquettes et une pour m’annoncer qu’un de leur spectacle serait partout sauf près de chez moi mais qu’il faut surtout pas oublier d’inviter ma maman pour la fête des mère. Une communication digne de Wal-Mart. Rien pour créer l’engouement, la curiosité, des petites bribes de ce qui s’en vient. Rien pour me faire sentir spécial. Pour eux, j’en conclus que nous ne sommes pas des embassadeurs dignes de ce nom mais des portefeuilles ambulants qui n’ont qu’a sortir sa Visa et vas’y consomme qu’on encaisse. Je m’attendais à plus d’intelligence de leur part.

Un « newsletter » n’est pas fait pour vendre mais pour informer, pour créer l’engouement, pour générer de la curiosité, pour me faire sentir special, pour me faire sentir que je fais partie d’une tribu et que j’aurais envie de propager le mot

Marketing viral sur Facebook

Je suis assez partagé sur l’utilité actuelle de Facebook comme outil de promotion. D’un côté, le groupe « Sauvons la Chapelle du Bon-Pasteur » avec ses 850 membres a eu un impact certain sur le revirement du Maire de Montréal dans sa décision de couper le budget de programmation en musique classique de la Chapelle. L’excellente série télé « Tout sur moi » a aussi pu être sauvé grâce à son groupe sur Facebook.

D’un autre côté, le Cirque du Soleil, avec ses millions de billets vendus annuellement dans le monde, compte à peine 1700 membres. C’est peu considérant l’ampleur de ses tournées. Le Cirque Éloize a 270 membres et les 7 doigts de la main 320, Malajube 2240 membres (quand même !) et Pierre Lapointe 1550 membres. Bref, rien de très impressionnant mais nettement plus marqué du côté de la musique. 

Le problème est-il Facebook, la manière dont la page est conçue, les habitudes d’utilisation, sa démographie ? Pour ma part, ce réseau social est essentiellement un  truc de copains qui se retrouvent et de gens qui s’exposent (pour ne pas parler de narcissisme… ). Youtube et Dailymotion peuvent créer un engouement beaucoup plus fort. Ultimement, une combinaison de tous ces réseau arrivera à générer le « buzz » voulu.

C’est normal que la musique (pop en particulier) ait plus de membres. Les fans sont réellement une « tribu » qui partage une émotion et l’amour de leur artiste ou groupe. Un spectacle de théâtre, danse, cirque contemporain ne génère pas ce type de sentiment d’appartenance à un groupe. 

Spectacle vivant et marketing sont-ils compatibles ?

Dans l’ensemble de la communauté artistique, le mot marketing est interprété comme une réponse à une demande du consommateur. Si on vend des autos ou des pizza congelées, c’est vrai. Comme une création artistique est le fruit d’une réflexion ou l’expression d’un imaginaire, on en conclut habituellement que l’offre prime sur la demande.

Le secteur des arts de la scène est complétement différent et unique en son genre en ce qui concerne sa mise en marché. Il est vrai que l’oeuvre (le produit, oui oui !) est bel et bien une expression artistique qui ne répond pas à une demande mais qui doit, tout de même, trouver son public, se positionner, comprendre les attentes de ce public pour bien communiquer son histoire et surtout comprendre comment ce public s’informe et fait ses choix.

Dans l’extraordinaire étude de la Revue francaise de gestion sur le marketing du spectacle, les auteurs mettent en relief les modèles explicatifs de la prise de décision. La principale raison de la fréquentation du spectacle est d’éprouver des émotions et la conformité au groupe de référence (Seth Godin appelle cela du ‘Tribal Management’ !)

 Le marketing du spectacle vivant n’est pas plus spécifique que n’importe quelle application du marketing aux produits ou services. Mais la reconnaissance du caractère souvent contradictoire des objectifs des acteurs et de la diversité des attentes du public, encourage à compléter l’analyse du marché traditionnellement centrée sur la prise de décision de fréquentation, par une analyse de la « consommation » de spectacle vivant à travers le concept prometteur de valeur de l’expérience de consommation.

Oui, le spectacle vivant mérite un bon marketing car les créateurs méritent un public.