Micro-ciblage de fans potentiels

Vous faites de la musique seul ou avec votre groupe et vous avez un disque à promouvoir mais ne savez pas comment vous faire connaître ? Voici une idée pas bête d’auto-promotion que j’ai trouvé sur internet pour se faire connaître.

a) Déterminer à quel artiste ou groupe très connu votre musique se rapproche le plus.

b) Achetez une bonne quantité de leurs CD.

c) Mettez les vente pour un très bon prix sur e-bay ou un autre moyen de ce type de vente sur internet. 

d) À chaque vente, ajouter une ou plusieurs copies de votre disque (ils ont surement des amis à qui votre musique plaira aussi) avec une note explicative que s’ils aiment le groupe ou l’artiste commandé, il y a de fortes chance que votre musique leur plaise aussi.

e) Inclure le lien de votre page myspace et votre courriel pour des commentaires sur la note.

Vous venez ainsi de cibler votre public potentiel et le mot a de fortes chances de se répandre.

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Inconditionnel, engagé, humaniste fêtard ou absent ?

Je vais commencer à commenter une étude du  Ministère de la culture et des communications du Québec qui date de 2004 (la prochaine sortira en 2009). Comme elle est très dense et regorge d’information, je vais commencer par son côté le plus amusant, soit la typologie du spectateur québécois mais nos amis francophone hors-Québec (France incluse) pourront s’y retrouver surement du moins un peu:

L’inconditionnel

Le consommateur culturel du premier type, que nous appelons l’« inconditionnel », assiste à beaucoup de spectacles, qu’ils soient de forme classique ou moderne. L’inconditionnel apprécie notamment les concerts de toutes sortes et il ne manque aucun festival. Il fréquente les bars-spectacles et le cinéma. C’est de loin celui qui a la vie culturelle la plus intense. Ce type est peu important du point de vue du nombre, soit 7,4 % de la population québécoise. L’inconditionnel est relativement jeune et plus scolarisé que la moyenne. Les hommes se retrouvent un peu plus souvent dans ce type que les femmes, de même que les personnes qui sont sur le marché du travail ou qui poursuivent des études. 

L’engagé

Le deuxième type de consommateur, l’« engagé », se caractérise par son engagement culturel et social. C’est un organisateur d’activités culturelles dans son milieu, il s’adonne à la pratique d’activités en amateur, il suit des cours d’art, il fait partie d’associations culturelles et il donne de son temps comme bénévole à des organismes culturels. L’engagé est une personne-ressource précieuse en milieu municipal en raison de son dynamisme et de sa capacité mobilisatrice. Ce type a un niveau d’activité culturelle de beaucoup supérieur à la moyenne sans égaler toutefois celui de l’inconditionnel. Environ 9 % de la population est de ce type, qui compte plus de femmes que d’hommes. L’engagé est jeune et scolarisé. La majorité des personnes relevant de ce type sont sur le marché du travail, tandis qu’un bon nombre d’engagés sont aux études.

L’humaniste

L’« humaniste » est ainsi nommé en raison de son penchant prononcé pour des pratiques plutôt classiques. Il fréquente les établissements du patrimoine comme les musées d’art, les autres musées ainsi que les sites et monuments. Son goût pour l’art le porte à l’achat d’œuvres d’art. L’humaniste ne court pas les spectacles autant que l’inconditionnel et il demeure conservateur en cette matière : théâtre, concert classique, opéra, opérette et comédie musicale. Il aime également la lecture et il fréquente assidûment les établissements du livre, la librairie en particulier. On trouve une plus grande proportion de femmes parmi ce type de consommateur. L’humaniste est plus âgé et plus instruit que la moyenne, atteignant la cinquantaine et ayant souvent fait des études universitaires. Plusieurs des personnes qui font partie de ce type sont retraitées. Signalons qu’il y a peu de jeunes et d’étudiants. On peut ranger près de 20 % des Québécois sous ce type. 

Le fêtard

D’autres personnes ont une approche de la culture différente des trois types que nous venons de voir. Elle est, pour ces personnes, une occasion de divertissement. Celui que nous qualifions de « fêtard » préfère les activités culturelles qui vont le divertir ou qui présentent des occasions de socialiser. Il aime sortir au cinéma et visionner des vidéocassettes. Il fréquente les bars-spectacles et les discothèques. Le fêtard est amateur de musique et il court les festivals. Son niveau d’activités culturelles n’excède cependant pas la moyenne. Il se recrute surtout chez les hommes et il est le plus jeune de tous les types de consommateurs. Le fêtard est le plus souvent actif sur le marché du travail lorsqu’il n’est pas encore aux études. On note une proportion élevée de fêtards, soit près du tiers de la population québécoise. 

L’absent

Le dernier type de consommateur se caractérise par son faible niveau d’intérêt pour la culture. C’est pour cette raison que nous l’avons appelé l’« absent ». Son niveau d’activités se situe à l’opposé de l’inconditionnel. L’absent sort peu et lit peu. Son univers culturel est limité. C’est toutefois un auditeur plus assidu de la télévision et de la radio que les autres. Il est le plus âgé de tous les types de consommateurs, dépassant de quelques années la cinquantaine. On y dénombre autant d’hommes que de femmes. L’absent a rarement fait des études postsecondaires. Une bonne proportion des personnes de ce type ont quitté le marché du travail et sont à la retraite. L’effectif de ce type est aussi nombreux que celui du fêtard, un Québécois sur trois pouvant être qualifié d’absent de la vie culturelle.

Avec un bruit constant et assourdissant d’offres, pourquoi s’efforcer à convaincre tout ce beau monde à assister à un spectacle des arts de la scène (théâtre, danse, cirque contemporain, chanson) quand on sait que l’on doit s’addresser qu’au trois premières catégories pour rejoindre le public qui a le plus de chance de se procurer un billet. Trop d’argent et d’énergie sont mis pour rejoindre une clientèle qui n’est pas intéressée. Recherche, segmentation et ciblage sont les mots clés.

Cote d’amour des artistes

Kevin Roberts, CEO de Saatchi & Saatchi a développé l’idée du ‘Lovemarks‘, la cote d’amour que le consommateur développe pour une marque. Ou est-ce la marque qui essaie de faire développer sa cote d’amour, sûrement ! Bref, les marques paieraient très cher pour avoir la côte d’amour et la fidélité que les artistes recoivent de leur public. Cette cote d’amour est le fruit d’un travail, le public a été gagné un à un. C’est ce qu’on appele de la segmentation. La personne a développé une relation émotive avec l’artiste. Personnellement, c’est pas Starbucks qui va me faire vivre ça !