Les artistes et le branding

Qu’ils le veuillent ou non, les artistes et les compagnies artistiques sont des « marques » et ils doivent être conscients leur branding. Mais avant de crier au scandale, laissez-moi m’expliquer.

Qu’est ce que le branding ?

a) votre position face aux autres

b) la perception qu’on les gens de vous

c) un bon nom bien choisi

C’est un peu tout cela mais particulièrement la réponse b. La réponse a) s’appelle « le positionnement » et la réponse c) est le résultat du branding.

Exemple:  BMW = machine à conduire / Volvo = sécurité /Chrysler – voiture pas cher

Bon, côté artiste, qu’est-ce qu’on a: Cœur de pirate = jeune, rebelle, textes doux

Cirque du Soleil: fascinant, spectaculaire, cher… (on peux voir sur brandtags.net ce que les américains pensent de CdS – plutôt surprenant…).

Bref, le branding c’est d’être capable d’identifier pourquoi les gens vous aiment et de répandre cette histoire. Normalement, en trois mots c’est réglé, jamais plus.

Cette perception est émotive car c’est l’émotion qui nous fait aimer ou rejeter. Le grand avantage des artistes est de bénéficier d’un élément qui font baver les compagnies (et payer très cher pour leurs services), ce que Kevin Roberts nomme le « lovemark ». Parce que le but des artistes est de provoquer des émotions.

Cote d’amour des artistes

Kevin Roberts, CEO de Saatchi & Saatchi a développé l’idée du ‘Lovemarks‘, la cote d’amour que le consommateur développe pour une marque. Ou est-ce la marque qui essaie de faire développer sa cote d’amour, sûrement ! Bref, les marques paieraient très cher pour avoir la côte d’amour et la fidélité que les artistes recoivent de leur public. Cette cote d’amour est le fruit d’un travail, le public a été gagné un à un. C’est ce qu’on appele de la segmentation. La personne a développé une relation émotive avec l’artiste. Personnellement, c’est pas Starbucks qui va me faire vivre ça !