Gil Courtemanche et manifestation contre les coupures le 27 août

Je n’ai encore jamais dit dans mon blog tout le respect que j’ai pour Gil Courtemanche, auteur (Un dimanche à Kigali) et chroniqueur dans Le Devoir les samedis. Il est à mon avis, un des esprit lucide et critique de la gauche québécoise. Samedi dernier, il exposait brillament sa lecture de la vision politique culturelle canadienne du Parti Conservateur. Voici un extrait de « La Ministre de l’Inculture » :

Sur le fond, on devine des motivations cachées. Plusieurs des programmes abolis subventionnent des formes de création culturelle que certains pourraient qualifier de marginales ou d’avant-garde. Des bastions conservateurs proviennent des commentaires qui trahissent, non pas une volonté de bonne gouvernance et d’efficacité financière, mais plutôt un désir de «nettoyage culturel», de priver de soutien gouvernemental tout ce qui ne correspond pas aux normes conservatrices de la morale et du bon goût.

Cette décision doit être replacée dans le contexte de l’infâme clause qui voulait interdire le financement de certains films pour «atteinte» aux bonnes moeurs. On veut condamner à la marginalité absolue les artistes hors normes ou les formes moins populaires de création, comme les nouveaux médias ou la danse contemporaine. Voilà une forme de censure proactive. Mais si on s’arrête un moment pour y penser, l’attitude de Mme Verner ne surprend pas. Elle trahit et symbolise tout à la fois le rapport que ce gouvernement et le parti entretiennent avec la culture et les arts. La culture est une affaire de snobs, de marginaux et de rebelles qui ne partagent pas les valeurs de la société. Elle est un produit de luxe comme le caviar et le champagne. Pour ces gens-là, comme dirait Brel, leur chemin culturel s’est terminé avec la disparition de La Petite Maison dans la prairie de nos écrans de télévision et la perte de popularité de la valse.

Je vous encourage à lire la chronique au complet.

Mercredi prochain, nous ne resterons pas les bras croisés et j’espère que  vous viendrez en grand nombre manifester contre ces coupes sauvages à la SAT à Montréal.

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Les coupes…enfin la mobilisation

L’onde de choc des annonces de coupures a été difficile a encaisser pour la communauté culturelle. Enfin la ministre Verner tente de s’expliquer…se justifier…bref ne rien dire de consistant (« on va faire mieux avec moins…« ). Dans le domaine culturel, ou les budgets sont très étroits et largement saupoudrés, on fait mieux avec plus.

La communauté se mobilise, la ministre québécoise de la culture et des communications sort son pistolet et nous promet de ne pas en rester là.

En tout, c’est 23 millions de dollars qui sont coupés ! Reste plus qu’a Dion de trouver une bonne raison de reverser les conservateurs au prochain vote de confiance. Aura t’il les couilles ? Allez Stephane, t’es capable !!!