Stephen Jarislowsky, un économiste avisé

Outre le marketing et les tournées de spectacles, je m’intéresse à de nombreux sujets et j’épluche religieusement les journaux montréalais tout les jours. L’économie a été longtemps un sujet rébarbatif pour moi, raison de plus pour essayer d’en comprendre les tenants et aboutissants. Je me suis donc procuré le livre de Stephen Jarislowsky pour comprendre la bourse, les placements et comment naviguent ces milliards de dollars. M. Jarislowsky est un gestionnaire de portefeuille milliardaire qui dénonce les conseils d’administration de multinationales pour copinage. C’est aussi un homme très cultivé malgré son aversion pour l’indépendance du Québec.

Le Devoir de ce matin nous faisait part de la conférence qu’il a donné hier à la Chambre de Commerce du Grand Montréal sur la crise financière actuelle. Je vous encourage donc à lire ce point de vue éclairé.

Un autre jour, je vous parlerais de mon admiration pour Gil Courtemanche !

Publicités

Gil Courtemanche et manifestation contre les coupures le 27 août

Je n’ai encore jamais dit dans mon blog tout le respect que j’ai pour Gil Courtemanche, auteur (Un dimanche à Kigali) et chroniqueur dans Le Devoir les samedis. Il est à mon avis, un des esprit lucide et critique de la gauche québécoise. Samedi dernier, il exposait brillament sa lecture de la vision politique culturelle canadienne du Parti Conservateur. Voici un extrait de « La Ministre de l’Inculture » :

Sur le fond, on devine des motivations cachées. Plusieurs des programmes abolis subventionnent des formes de création culturelle que certains pourraient qualifier de marginales ou d’avant-garde. Des bastions conservateurs proviennent des commentaires qui trahissent, non pas une volonté de bonne gouvernance et d’efficacité financière, mais plutôt un désir de «nettoyage culturel», de priver de soutien gouvernemental tout ce qui ne correspond pas aux normes conservatrices de la morale et du bon goût.

Cette décision doit être replacée dans le contexte de l’infâme clause qui voulait interdire le financement de certains films pour «atteinte» aux bonnes moeurs. On veut condamner à la marginalité absolue les artistes hors normes ou les formes moins populaires de création, comme les nouveaux médias ou la danse contemporaine. Voilà une forme de censure proactive. Mais si on s’arrête un moment pour y penser, l’attitude de Mme Verner ne surprend pas. Elle trahit et symbolise tout à la fois le rapport que ce gouvernement et le parti entretiennent avec la culture et les arts. La culture est une affaire de snobs, de marginaux et de rebelles qui ne partagent pas les valeurs de la société. Elle est un produit de luxe comme le caviar et le champagne. Pour ces gens-là, comme dirait Brel, leur chemin culturel s’est terminé avec la disparition de La Petite Maison dans la prairie de nos écrans de télévision et la perte de popularité de la valse.

Je vous encourage à lire la chronique au complet.

Mercredi prochain, nous ne resterons pas les bras croisés et j’espère que  vous viendrez en grand nombre manifester contre ces coupes sauvages à la SAT à Montréal.