Une première journée à Cinars 2008

La première journée à Cinars donne déjà le ton de la semaine. Comment survivre au coupures ? Comment exporter son spectacle ? Pourquoi exporter son spectacle etc

Nebbia du Cirque Éloize était présenté en spectacle d’ouverture après un protocole un peu long. On y a quand même salué les 25 du CINARS, et l’incroyable carrière d’Uriel Luft ( 50 ans de tournée c’est pas rien). Je dois mentionner qu’Uriel a été mon premier employeur dans le domaine. Il a toujours été pour moi un mentor et une source d’inspiration. Comment ne pas admirer quelqu’un qui après un spectacle en ville retourne au bureau jusqu’à 3-4 h du matin des fois pour faire des appels au Asie (nous avons 14h de différence avec le Japon). Uriel m’a bien botté les fesses à l’époque avec raison, je ne savais même pas rédiger une lettre convenablement.

Le Cinars accueille cette année une importante délégation d’Amérique du Sud, des USA et de Norvège. Pour les intéressés, la prochaine édition est dans 2 ans. Patience.

Pour reparler de coupures, la nouvelle est tombée ce matin, James Moore, remplaçant de Mme Verner, au Ministère du Patrimoine, nous a annoncé que les programmes d’aide à la tournée internationale et au dévelopement de marchés qui furent coupés en juin dernier ne seront pas remplacés malgré ce qu’avait promis Verner à l’époque. Bref, ils ont fait du « dammage control » et nous l’avons dans le c…

Les conservateurs ne sont pas nos amis. Que devons nous faire maintenant, une grève générale des artistes et des spectacles ? En attendant, ils sont prêts à verser des milliards au xbanques qui payent outrageusement leurs DG et mettre l’industrie automobile sous respiratoire artificiel même s’ils ne sont pas foutus de fabriquer des autos convenables. Y’a juste à regarder dans les rues de Montréal, il y a plus d’autos japonaises qu’américaines (la mienne inclus). Au moins, elles démarrent par -35 et ne tombent pas en ruine au bout de 5 ans.

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Arrêter de couper sinon on va ressembler à un cure-dent !

La nouvelle de ce matin dans La Presse. La SAT et l’INIS goûtent à leur médicine aussi.

Ça commence à ressembler à un génocide culturel.

Lire aussi l’excellent éditorial de Bernard Descôteaux dans Le Devoir d’aujourd’hui, il y a de quoi s’inquiéter. Voici un extrait:

La réalité, c’est tout simplement que les conservateurs n’aiment pas les artistes. Ils ne s’intéressent pas à la culture, point à la ligne. Cela n’a pourtant pas toujours été vrai. Avec Marcel Masse comme ministre chargé des questions culturelles, le gouvernement de Brian Mulroney a été l’un des gouvernements les plus actifs en cette matière à Ottawa. Josée Verner, qui au Patrimoine occupe aujourd’hui les mêmes responsabilités que celles qu’avait M. Masse, est l’antithèse de celui-ci. Elle est une ministre muette. Elle fait tout pour éviter les tribunes publiques. Et bien sûr, elle s’est gardée d’expliquer ces deux décisions. Pourquoi ce silence? Est-ce qu’elle n’a rien à dire? Est-ce parce qu’elle ne croit pas aux arts et à la culture comme éléments définissant l’identité canadienne? Dans les milieux culturels québécois comme canadiens, on le croit.

Pour un gouvernement qui va bientôt aller en élection et qui cherche à rallier les québécois de leur bord, on peux pas dire qu’ils utilisent une stratégie de séduction.