Changements dans les relations de presse

Comme on vous le rabâche depuis quelques années maintenant, les communications ne seront plus jamais pareilles (et j’en connais qui sont loin d’avoir compris et qui gagneraient à me lire…). Ce changement s’applique évidement aux relations de presse et je suis rouge de jalousie de ne pas y avoir pensé avant Michèle Blanc. Dans ce billet, Michèle nous donne les paramètres dorénavant  incontournables pour des relations de presse  web 2.0. Il nous apprends notamment à rédiger 2 communiqués, 1 pour la presse trad avec son titre fracassant qui saura attirer l’attention d’un chef de pupitre et un pour les webzines avec un titre parfait pour les SEO. Le communiqué web devra contenir de nombreux hyperliens et les mots clés plus utilisés par les internautes pour les recherche (ex: voiture vs automobile).

Évidement, et avec raison, il encourage à communiquer de manière personnalisé avec les bloggeurs.

Pas le temps d’écrire un mot ?

Alors adressez-vous au « Bureau of communications » (vivement la version française). Il s’agit d’un choix de formulaires sur lesquels vous n’aurez qu’à remplir certaines blancs et cocher la case qui correspond à votre état d’âme. Vous y trouverez un formulaire d’intention romantique, un formulaire d’avis non-sollicité, un formulaire d’excuse formelle et plusieurs autres. Voila qui est bien pratique dans ce monde moderne toujours trop rapide !

Recherche bonnes pratiques du marketing du spectacle

Je recherche des exemples concrets de bonnes pratiques (best practices) sur le marketing du spectacle. Que vous soyez diffuseurs, programmateurs, agent de communication de lieux d’accueil, administrateur ou agent de compagnies artistiques, vos succès m’intéressent ainsi que vos échecs sur des tactiques et stratégies que vous êtes prêts à partager. Blogs, newsletters, web 2.0, tournées, promotions spéciales, tout m’intéresse.

Je pourrais les analyser et les commenter si vous le permettez.

Envoyez-moi les à:  marketingduspectacle@gmail.com

Au plaisir de vous lire !

L’art du newsletter

Je ne parlerais pas ici de l’importance du « permission marketing » même si c’est une des clés de la réussite d’envoi massif de courriels. Le « newsletter » est un outil incontournable dans un plan de communication. C’est un exercice de retenue et de concision. Vous recevez surement vous-même une bonne quantité de « newsletters », pensez à ceux que vous lisez jusqu’au bout et pourquoi les lisez-vous.

Voici une traduction intéressante d’un article de OneNorthWest sur les secrets d’une rédaction-conception reussie:

1) Soyez court. Mettez autant que possibles des liens vers le site web. À moins d’une bonne raison, ne mettez jamais l’article au complet. L’idée est d’aller chercher l’intérêt du lecteur.

2) Utilisez un minimum d’éléments graphiques. Le newsletter n’est pas la place pour une démonstration esthétique. Outlook bloque avec un filtre anti-spam et les lecteurs doivent chaque fois accepter les images et photos. Vous risquez de perdre une partie des lecteurs à l’ouverture.

3) Soyez consistant. Décidez d’un nombre d’article et un format standard et maintenez-les. Utilisez toujours les mêmes couleurs et construisez votre image de marque. Les lecteurs apprécierons que les choses soient toujours à la même place et pourront choisir rapidement ce qui les intéressent.

4) Optimisez la vitre de prévisualisation de la boite au lettre. Un bon nombre de lecteurs ne lisent que la partie qui apparaît dans la vitre de prévisualisation et c’est ce qu’ils vont voir en premier.

5) Utilisez une table des matière. Mettez les titres au début et faciles à défiler avec des renvois vers l’article.

6) Faites une mise en page facile à défiler. Idéalement, votre newsletter devrait avoir entre 3 et 5 articles. Après c’est trop long. Si vous en avez trop, gardez-les pour une autre édition.

7) Utilisez les hyperliens de manière créative. Évitez de mettre « cliquer ici » et utiliser un language plus attirant comme « en lire plus » , « ça m’intéresse » , « faites un don »… Si un article a plus de 200-300 mots, coupez-le et envoyez le lecteur vers votre site web ou votre blog.

8) Test, test, test ! Envoyez-le à l’interne à des adresses diverses comme Outlook, Hotmail, Yahoo et Gmail. Évitez les erreurs embarrassantes en regardant le résultat dans des environnements différents.

9) Et c’est de moiUtilisez fournisseur d’envoi massif. Si vous prévoyez l’envoyer à plus de 500 personnes, faites affaire avec un fournisseur d’envois massif. La plupart des fournisseurs internet vont bloquer votre envoi s’il y a trop d’adresses. Aussi, le service de statistique qui est inclus dans le forfait vaut réellement la peine et permettra d’améliorer le contenu en fonction de ce qui intéresse réellement les lecteurs.  

L’article original est sous licence Creative Commons

Un newsletter décevant

Je me suis abonné il y a 3 mois au « Club Cirque » du Cirque du Soleil car une marketeuse des arts américaine le citait en exemple à suivre pour la communication avec sa communauté. CDS étant malgré tout un exemple de marketing réussi, je m’attendais à être impressionné par la qualité et la variété des communications, l’effet excitant que leur « newsletter » allait provoqué et j’étais sûr qu’il y aurait un côté interactif. Bref, j’avais très hâte de recevoir mes premières communications. Et bien rien de tout cela est arrivé. J’ai reçu en 3 mois 3 « newsletters », 2 pour me vendre des portes-clés, des tasses et des casquettes et une pour m’annoncer qu’un de leur spectacle serait partout sauf près de chez moi mais qu’il faut surtout pas oublier d’inviter ma maman pour la fête des mère. Une communication digne de Wal-Mart. Rien pour créer l’engouement, la curiosité, des petites bribes de ce qui s’en vient. Rien pour me faire sentir spécial. Pour eux, j’en conclus que nous ne sommes pas des embassadeurs dignes de ce nom mais des portefeuilles ambulants qui n’ont qu’a sortir sa Visa et vas’y consomme qu’on encaisse. Je m’attendais à plus d’intelligence de leur part.

Un « newsletter » n’est pas fait pour vendre mais pour informer, pour créer l’engouement, pour générer de la curiosité, pour me faire sentir special, pour me faire sentir que je fais partie d’une tribu et que j’aurais envie de propager le mot

Vos communications sont-elles alléchantes?

J’ai pris le temps de traduire les recommandations de Andrew MacIntyre que j’ai trouvé sur le site de Fuel4Arts.

Ces règles ont été élaborées par Lateral Thinkers suite à une étude avec 40 ‘focus groups’. Leur succès a été constaté dans des brochures, dépliants, publi-postage et pages web de petites et grandes organisations des arts visuels et du spectacle vivant.

NE FAITES PAS:

1) Ne jamais présumer que le lecteur est déjà au courant. Quand vous dites par exemple: « à la suite du succès de La Republica…», ils lisent «si vous n’étiez pas là, ce n’est pas pour vous».

2) N’utilisez pas de jargon. Quand vous dites ‘Le concert pour piano de Mozart No 25 en sol, k503», ils se disent ‘ça ressemble à quoi ?’.

3) Ne vendez pas – annoncez. Trop d’adjectifs et de superlatifs vous font paraître comme un vendeur désespéré ou donne l’impression de la fin d’un rabais ou d’une vente.

4) Ne pas utiliser trop d’exclamations. Elles cachent une gêne.

5) N’utilisez pas seulement des bribes de critiques. Elles doivent être assez longues et minimiser les points de suspension…entre les phrases.

6) Ne pas donner le synopsis. Racontez plutôt ce que ça va être.

7) N’utilisez pas tous les lettrages disponibles. Décidez du vôtre et n’utilisez que celui-là. Sinon, cela n’attirera pas leur attention et leur donnera mal à la tête.

8) N’énumérez pas juste les points forts. Cela peut être le plus vieux théâtre encore en activité de la ville mais c’est l’unique atmosphère historique qui en constitue l’intérêt.

9) N’utilisez pas de N.B. C’est banal et faux.

10) Ne criez pas. Interrompre le flot de votre lettre avec un extrait de presse criard est comme crier à quelqu’un au milieu d’une conversation.

 FAVORISEZ :

1) Soyez personnel. Faites en sorte que ce soit une lettre personnelle pour eux. Les gens achètent des gens.

2) Engagez la conversation. Soyez informel et écrivez des phrases courtes.

3) Citez le ‘fanatique’ Chaque spectacle a un metteur en scène, un comédien ou artiste qui y croit. Ce qui les inspire, inspirera le public.

4) Soyez évocateur. Dites-leur comment ils ressentiront l’œuvre. Utilisez des notes du script ou quelque chose qui leur donnera une véritable idée et un sentiment du travail. C’est de l’art, soyez créatifs !

5) Assumez-le. La plupart des acheteurs de billets ne supportent pas le risque. Mettez l’accent sur des noms familiers, la réputation et les critiques. Utilisez des citations du public – ‘les gens comme moi’ se retrouvent.

6) Nivelez vers le haut. Ils sont aussi intelligents que vous, ils sont juste moins informés que vous.

7) Révélez un peu de la magie. Donnez-leur une idée de l’ambiance des coulisses, une description des costumes et des répétitions ou la façon dont les artistes travaillent.

8) Utilisez des références culturelles populaires. Quand un obscur groupe de jazz est décrit comme ‘un mélange de tango sur du Fred Astaire dansant dans ses films’, les gens voient tout de suite le portrait.

9) Dites-leur ou le bus No 122 s’arrête ainsi que tous les autres détails possibles.

10) Proposez-leur toute la soirée pas juste le spectacle. Parlez des petits restos autour du théâtre, des bars à vin sympatiques, où c’est facile de stationner