Arts de la scène et écologie et une nouvelle manière de trouver du financement pour la réalisation d’un disque

En tant que citoyen concerné par son environnement, j’ai toujours appuyé et admiré les initiatives, plutôt rares disons-le, dans les actions les moins dommageables dans la pratique de notre métier. J’ai d’ailleurs mis à disposition mes lecteurs de cette excellente étude sur l’empreinte carbone qu’a commandé le groupe Radiohead il y a quelques années.

Je soutien la cause d’Elodie Carré de Paris, qui ‘a demandé d’inclure son lien dans mon blog. Je vous encourage donc de planter un, deux et même plus, arbres. La planète s’en portera mieux et si vous plantez un arbre fruitier, ben dans quelques années, vous aurez des beaux fruits. Tout le monde est gagnant.

Un petit article sur Marie-Paule Belle, chanteuse française un peu sortie du radar, à trouvé une excellente manière de financer son prochain album sans passer par un label avec le site de Akamusic. Cela me rappelle l’histoire du premier album de Richard Desjardins. Après avoir présenté son matériel à des compagnies de disques québécoises sans succès, Il a décidé de demander à ses spectateurs de devenir coproducteurs en pré-achetant le disque moyennant 20$. Il a ainsi amassé les 10,000$ dont il avait besoin. Son 1ier album c’est vendu à plus de 100 000 exemplaires et la chanson « Quand j’aime une fois, c’est pour toujours » a été reprise avec grand succès par le barde national français, Francis Cabrel !

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Le marketing du théâtre, une rare thèse de maîtrise

Les études approfondies en français sur le marketing des arts de la scène sont très rares. Myriam Jakir, une ex-étudiante de l’Université de Genève en Suisse, a rédigé sa thèse de maîtrise sur le sujet et je salue son travail et d’avoir si bien saisi le milieu dans lequel nous évoluons. Sa recherche met aussi le doigt sur un point qui m’étonne toujours dans mes discussions avec des collègues européens et des programmateurs, la perception erronée du marketing de la culture. La majorité du milieu de la diffusion culturelle francophone européen n’a malheureusement pas encore saisi l’utilisation de stratégies marketing pour l’augmentation de leurs ventes de billets et d’abonnements.

« Les organismes culturels produisent des biens culturels (…). Tous ces organismes commencent à s’apercevoir qu’ils sont concurrencés par une foule d’autres institutions luttant pour accaparer l’attention des consommateurs et une part des ressources nationales, et qu’ils se heurtent donc à un problème de marketing »

Je partage son point que le marketing est au service d’une offre culturelle et non le contraire comme c’est le cas dans les biens de consommations.

Vous pouvez télécharger Maitrise M. Jakir.

La recherche de Madame Jakir est bien documentée, notamment le directeur de la Chaire de gestion des arts, le montréalais François Colbert dont vous pourrez lire un résumé de son travail ici.

Donc, bravo à Madame Jakir et j’espère que ce document sera lu et échangé par vous.