Marie-Pierre Arthur

J’ai un faible pour cette chanteuse de la relève, Marie-Pierre Arthur. Une sorte de Feist québécoise qui prends le temps d’apprivoiser la scène avec une bonne quantité de shows intimes en tournée. Je doute qu’elle soit une étoile filante. Quand j’écoute « droit devant », je sens la jeune chanson québécoise entre bonnes mains avec elle, Karkwa, Patrick Watson, Ariane Moffat, Malajube et tout les autres !

Par contre, j’ai visité la page myspace de Coeur de Pirate il y a 2 ans avant son premier disque et, honnêtement, je n’aurais jamais pu prévoir le succès actuel. Pas 2 secondes de ce que j’ai entendu à l’époque m’a convaincu d’un grand talent en devenir. Je trouve qu’on a jeté cette jeune artiste trop vite dans la fosse au lions et son succès doit lui presser le citron comme rarement. Faut battre le fer quand il est chaud semble t’il, mais à quel prix ? Combien de temps tiendra t’elle le coup ? Le prochain album sera t’il à la hauteur du premier. Tout peut arriver…Peut-être elle-même aurait souhaité les choses autrement ?

Les artistes et le branding

Qu’ils le veuillent ou non, les artistes et les compagnies artistiques sont des « marques » et ils doivent être conscients leur branding. Mais avant de crier au scandale, laissez-moi m’expliquer.

Qu’est ce que le branding ?

a) votre position face aux autres

b) la perception qu’on les gens de vous

c) un bon nom bien choisi

C’est un peu tout cela mais particulièrement la réponse b. La réponse a) s’appelle « le positionnement » et la réponse c) est le résultat du branding.

Exemple:  BMW = machine à conduire / Volvo = sécurité /Chrysler – voiture pas cher

Bon, côté artiste, qu’est-ce qu’on a: Cœur de pirate = jeune, rebelle, textes doux

Cirque du Soleil: fascinant, spectaculaire, cher… (on peux voir sur brandtags.net ce que les américains pensent de CdS – plutôt surprenant…).

Bref, le branding c’est d’être capable d’identifier pourquoi les gens vous aiment et de répandre cette histoire. Normalement, en trois mots c’est réglé, jamais plus.

Cette perception est émotive car c’est l’émotion qui nous fait aimer ou rejeter. Le grand avantage des artistes est de bénéficier d’un élément qui font baver les compagnies (et payer très cher pour leurs services), ce que Kevin Roberts nomme le « lovemark ». Parce que le but des artistes est de provoquer des émotions.

Merci Ottawa (et je dis pas ça souvent)

Au lieu de faire le coursier en velo en plein hiver, voici une nouvelle mesure ottawéenne pour les artistes canadiens.

OTTAWA (ONTARIO), le 1er février 2010 — Depuis le 31 janvier 2010, les travailleurs autonomes canadiens peuvent s’inscrire au régime d’assurance­-emploi pour recevoir les prestations spéciales du régime : les prestations parentales, de maternité, de maladie et de compassion.

Vendre son spectacle

Vous voulez vendre votre spectacle mais, êtes-vous remarquable (dans le sens apte à être remarqué) ?

Vous le pensez surement mais posez-vous réellement la question et, surtout, posez-là à ceux qui connaissent votre travail et votre style. Et demandez une réponse honnête. À une certaine époque où je bookais de la variété, quand un artiste me demandais mon avis, s’il était négatif, ma réponse était toujours: tu veux ma critique ou tu veux que je te fasse plaisir ?

Une voix unique, un propos inédit (à ce sujet, je voulais aller voir Paradis Perdu à la PDA mais les critiques ne parlent que de lieux communs que je n’ai plus envie 😦 )…un look étonnant. Soyez universels, ne soyez pas international (Céline est à la chanson ce que Macdo est à la bouffe…internationale… ).

Ne soyez pas comme les autres, soyez unique et remarquable et n’oubliez pas d’y mettre de la profondeur.