Marketing Wisdom 2009

Il ne sort qu’une fois par année, il est gratuit en pdf (et 127$ en version papier). Il y a plein d’idées pertinentes. Bref, je le lis consciencieusement tous les ans, le Marketing Wisdom 2009.

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Suis-je un dinosaure ?

Avec le web le monde change, on en parle partout. Dans cet excellent article de Jacques Strélisky dans le Devoir d’hier, il résume très bien cette évolution dans nos habitudes. Musique téléchargée, médias papiers qui disparaissent. C’est peut-être tant mieux pour nos forêts mais moi, j’ai besoin d’étaler mon Devoir tout les matins sur la table à côté de mon thé. J’ai besoin d’éplucher les nouvelles, les débats de fond et les discussions.

J’ai besoin de retrouver facilement un disque dans ma discothèque. Je ne veux pas de musique en mp3 sur un Ipod jouée sur mon super système de son. Je veux la belle pochette, les textes, les crédits, les remerciements et tout le bataclan.

Je suis surement un dinosaure et ce jour là où tout ce papier sera numérisé et que les magasins de disques auront disparus, j’espère que les boutiques de disques usagés existerons encore pour que je survive d’ici ma mort et je relirais mes collections de Devoir jaunies (merde, je les ai balancés au recyclage…).

Le Devoir vient de lancer un blog sur les cultures en mutations, ça augure bien !

La recette du mix-marketing

Bon, assez parlé des Colocs, revenons au choses qui vous amènent ici, à savoir comprendre le marketing du spectacle

Le mix-marketing est la stratégie que vous mettrez en action  pour promouvoir votre spectacle, votre compagnie ou vous même comme artiste. De cette stratégie découle des tactiques, qu’elles soient en relations de presse, placements publicitaire ou autres, elles demeurent des tactiques (que la plupart confondent avec stratégies).

Ce tableau vous aidera a avoir une vue d’ensemble d’un mix-marketing. Vous devriez, autant que possible avoir des idées sur chacune des tactiques.

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Raymond Paquin, gérant des Colocs

Vous avez été 61 a consulter mes articles parce que vous cherchiez des infos au sujet de Paquin. Je suis curieux, pourquoi autant d’intérêt ? Quelqu’un aurait-il la gentillesse de m’expliquer pourquoi il semble si intéressant ?

Cliquer sur « aucun commentaire » ne bas de l’article en vert pour en laisser un (oui, je sais c’est bizarre mais c’est pas moi qui a fait la plateforme).

Les Colocs – encore

Comme il y pas mal de lecteur français qui ne savent pas qui étaient les Colocs, BMG France ne voulait rien savoir, voici mon clip préféré, fait chez Dédé par Dédé et dans la cour d’école au coin de Marianne et Henri-Julien. J’avais essayé de convaincre le gas de la musique du Forum (temple du hockey à Montréal) d’utiliser l’extrait pendant les parties du Canadien. Il aimait la chanson mais comme les parties sont diffusées aux USA, c’était trop local …

Dédé à travers la brume – commentaires de leur ex-booker

Ça y est, c’est fait, j’y suis allé voir Dédé à travers les brume hier soir avec mon ami Marc, propriétaire du Medley qui a accueilli Les Colocs 3 fois. Nous étions bouleversés.

Première impression: wow quel casting ! Bravo à Ricard, je ne pense pas quelqu’un aurait pu mieux faire revivre Dédé. Pat, mon dieu que c’est tellement lui, toute cette sensibilité et cette douceur à fleur de peau, vraiment fabuleux ce Storoge. Mike assez ressemblant mais psychologiquement identique. Jimmy, yes man c’est toi (au fait t’es rendu où mon Jimmy ?). Mononcle, très ressemblant sur scène, mais caricatural en jeu. Même Renaud, le directeur de tournée (ne parle pas) est ressemblant. Nicole était plus jolie et surtout, surtout, Saia ressemble à Paquin. Paquin n’était jamais aussi bien habillé et surtout jamais aussi bien rasé (ça faisait partie de sa stratégie d’avoir l’air pauvre pour aller chercher plus d’avances $$). Cha Cha est tellement ressemblante que j’étais sûr que c’était elle. Je suis perplexe sur Henri dans le film, il me semble que c’est bien Louis Léger, chum de Cha Cha et voisin de Dédé et il avait une collection de guitares vintage qu’il prêtait souvent au groupe. Lise, l’attachée de presse ressemble physiquement mais était nettement plus intime du groupe que dans le film. Par contre, le producteur de disque, qui a l’air d’un motard dans le film, n’a rien à voir avec Yann Tremblay.

Deuxième impression: je n’avais plus beaucoup de contacts avec eux après 94. Le film confirme mon intuition de comment Dédé dealait très mal avec les séparations et je comprends mieux son geste final. Je le savais comment Pat était important mais je ne savais pas que c’était à ce point.

Le film est très beau et très réussi. Les animations sont superbes. Ils ont parfaitement bien recréé l’univers de Dédé dans son arrivée à Montréal. Bravo aussi pour le soucis du détail, une de première affiche  des Colocs en noir et blanc que j’avais fait imprimer sur Des Pins chez un chinois vraiment pas cher et l’autre affiche magnifique en couleur (mautadis que j’aurais du en garder 😦 . Par contre, on m’a dit que les dernières années, Dédé fumait pas mal de pot ce que l’on n’a pas montré. Qu’on me corrige si je me trompe. Cela m’avait inquiété alors car il avait vraiment pas besoin de ça.

Une des question que je me suis posé à la fin, si Dédé avait eu des enfants, est-ce que cela l’aurait sauvé ? Il aurait été un père génial, joueur. Je pense que oui.

Merci à Jean-Philippe Duval de nous avoir ramené Dédé et bravo encore. Ce film était nécessaire, le geste de Dédé nous avait laissé dans l’incompréhension. Je crois que  pour de nombreuses personnes, dont moi, nous avions besoin de comprendre et de ne jamais oublier se créateur génial.

Quelqu’un me disait que je devrait me plaindre de ne pas être montré. Honnêtement, ce n’est vraiment pas important. Martin Bundock qui a poursuivi le travail chez Fogel-Sabourin ensuite pendant plusieurs années non plus n’est pas montré. Notre boulot est de mettre les gens sur la scène, notre 2e salaire est une salle en délire et un groupe ou un artiste qui arrive à vivre de son métier. Nous avons l’habitude d’être dans l’ombre. L’important est d’être remercié par l’artiste pour notre boulot (prenez en note…une bonne bouteille de temps en temps ?).

Dernier point, je partage l’avis de Sylvain Cormier du Devoir, achetez-vous un disque des Colocs plutôt que la bande sonore du film. Oui c’est très bien réalisé, mais Mike, Jimmy, Mononcle et les autres ayants-droits vont recevoir beaucoup moins de royautées et c’est leur musique après tout.

Raymond Paquin, gérant des Colocs

Je n’ai pas encore vu « Dédé », cela devrait se faire cette semaine. Je constate toutefois via mon blog que beaucoup de gens cherchent à savoir qui était Raymond Paquin, leur gérant. Je ne puis dire qu’une chose à son sujet, il a fait un boulot que je n’aurais jamais pu faire. Dédé me l’avait proposé au tout début mais j’ai heureusement refusé. Gérer les Colocs, c’était du boulot, pas tant que cela d’un point de vue business mais d’un point de vue humain, cela prenait une poigne ferme avec ce groupe. Pour cela en particulier, je lui tire mon chapeau.