Suis-je un dinosaure ?

Avec le web le monde change, on en parle partout. Dans cet excellent article de Jacques Strélisky dans le Devoir d’hier, il résume très bien cette évolution dans nos habitudes. Musique téléchargée, médias papiers qui disparaissent. C’est peut-être tant mieux pour nos forêts mais moi, j’ai besoin d’étaler mon Devoir tout les matins sur la table à côté de mon thé. J’ai besoin d’éplucher les nouvelles, les débats de fond et les discussions.

J’ai besoin de retrouver facilement un disque dans ma discothèque. Je ne veux pas de musique en mp3 sur un Ipod jouée sur mon super système de son. Je veux la belle pochette, les textes, les crédits, les remerciements et tout le bataclan.

Je suis surement un dinosaure et ce jour là où tout ce papier sera numérisé et que les magasins de disques auront disparus, j’espère que les boutiques de disques usagés existerons encore pour que je survive d’ici ma mort et je relirais mes collections de Devoir jaunies (merde, je les ai balancés au recyclage…).

Le Devoir vient de lancer un blog sur les cultures en mutations, ça augure bien !

La recette du mix-marketing

Bon, assez parlé des Colocs, revenons au choses qui vous amènent ici, à savoir comprendre le marketing du spectacle

Le mix-marketing est la stratégie que vous mettrez en action  pour promouvoir votre spectacle, votre compagnie ou vous même comme artiste. De cette stratégie découle des tactiques, qu’elles soient en relations de presse, placements publicitaire ou autres, elles demeurent des tactiques (que la plupart confondent avec stratégies).

Ce tableau vous aidera a avoir une vue d’ensemble d’un mix-marketing. Vous devriez, autant que possible avoir des idées sur chacune des tactiques.

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Raymond Paquin, gérant des Colocs

Vous avez été 61 a consulter mes articles parce que vous cherchiez des infos au sujet de Paquin. Je suis curieux, pourquoi autant d’intérêt ? Quelqu’un aurait-il la gentillesse de m’expliquer pourquoi il semble si intéressant ?

Cliquer sur « aucun commentaire » ne bas de l’article en vert pour en laisser un (oui, je sais c’est bizarre mais c’est pas moi qui a fait la plateforme).

Les Colocs – encore

Comme il y pas mal de lecteur français qui ne savent pas qui étaient les Colocs, BMG France ne voulait rien savoir, voici mon clip préféré, fait chez Dédé par Dédé et dans la cour d’école au coin de Marianne et Henri-Julien. J’avais essayé de convaincre le gas de la musique du Forum (temple du hockey à Montréal) d’utiliser l’extrait pendant les parties du Canadien. Il aimait la chanson mais comme les parties sont diffusées aux USA, c’était trop local …

Dédé à travers la brume – commentaires de leur ex-booker

Ça y est, c’est fait, j’y suis allé voir Dédé à travers les brume hier soir avec mon ami Marc, propriétaire du Medley qui a accueilli Les Colocs 3 fois. Nous étions bouleversés.

Première impression: wow quel casting ! Bravo à Ricard, je ne pense pas quelqu’un aurait pu mieux faire revivre Dédé. Pat, mon dieu que c’est tellement lui, toute cette sensibilité et cette douceur à fleur de peau, vraiment fabuleux ce Storoge. Mike assez ressemblant mais psychologiquement identique. Jimmy, yes man c’est toi (au fait t’es rendu où mon Jimmy ?). Mononcle, très ressemblant sur scène, mais caricatural en jeu. Même Renaud, le directeur de tournée (ne parle pas) est ressemblant. Nicole était plus jolie et surtout, surtout, Saia ressemble à Paquin. Paquin n’était jamais aussi bien habillé et surtout jamais aussi bien rasé (ça faisait partie de sa stratégie d’avoir l’air pauvre pour aller chercher plus d’avances $$). Cha Cha est tellement ressemblante que j’étais sûr que c’était elle. Je suis perplexe sur Henri dans le film, il me semble que c’est bien Louis Léger, chum de Cha Cha et voisin de Dédé et il avait une collection de guitares vintage qu’il prêtait souvent au groupe. Lise, l’attachée de presse ressemble physiquement mais était nettement plus intime du groupe que dans le film. Par contre, le producteur de disque, qui a l’air d’un motard dans le film, n’a rien à voir avec Yann Tremblay.

Deuxième impression: je n’avais plus beaucoup de contacts avec eux après 94. Le film confirme mon intuition de comment Dédé dealait très mal avec les séparations et je comprends mieux son geste final. Je le savais comment Pat était important mais je ne savais pas que c’était à ce point.

Le film est très beau et très réussi. Les animations sont superbes. Ils ont parfaitement bien recréé l’univers de Dédé dans son arrivée à Montréal. Bravo aussi pour le soucis du détail, une de première affiche  des Colocs en noir et blanc que j’avais fait imprimer sur Des Pins chez un chinois vraiment pas cher et l’autre affiche magnifique en couleur (mautadis que j’aurais du en garder 😦 . Par contre, on m’a dit que les dernières années, Dédé fumait pas mal de pot ce que l’on n’a pas montré. Qu’on me corrige si je me trompe. Cela m’avait inquiété alors car il avait vraiment pas besoin de ça.

Une des question que je me suis posé à la fin, si Dédé avait eu des enfants, est-ce que cela l’aurait sauvé ? Il aurait été un père génial, joueur. Je pense que oui.

Merci à Jean-Philippe Duval de nous avoir ramené Dédé et bravo encore. Ce film était nécessaire, le geste de Dédé nous avait laissé dans l’incompréhension. Je crois que  pour de nombreuses personnes, dont moi, nous avions besoin de comprendre et de ne jamais oublier se créateur génial.

Quelqu’un me disait que je devrait me plaindre de ne pas être montré. Honnêtement, ce n’est vraiment pas important. Martin Bundock qui a poursuivi le travail chez Fogel-Sabourin ensuite pendant plusieurs années non plus n’est pas montré. Notre boulot est de mettre les gens sur la scène, notre 2e salaire est une salle en délire et un groupe ou un artiste qui arrive à vivre de son métier. Nous avons l’habitude d’être dans l’ombre. L’important est d’être remercié par l’artiste pour notre boulot (prenez en note…une bonne bouteille de temps en temps ?).

Dernier point, je partage l’avis de Sylvain Cormier du Devoir, achetez-vous un disque des Colocs plutôt que la bande sonore du film. Oui c’est très bien réalisé, mais Mike, Jimmy, Mononcle et les autres ayants-droits vont recevoir beaucoup moins de royautées et c’est leur musique après tout.

Raymond Paquin, gérant des Colocs

Je n’ai pas encore vu « Dédé », cela devrait se faire cette semaine. Je constate toutefois via mon blog que beaucoup de gens cherchent à savoir qui était Raymond Paquin, leur gérant. Je ne puis dire qu’une chose à son sujet, il a fait un boulot que je n’aurais jamais pu faire. Dédé me l’avait proposé au tout début mais j’ai heureusement refusé. Gérer les Colocs, c’était du boulot, pas tant que cela d’un point de vue business mais d’un point de vue humain, cela prenait une poigne ferme avec ce groupe. Pour cela en particulier, je lui tire mon chapeau.

Mort d’un grand

C’est est à 17 ans en  1980 que je découvre le rocker français Alain Bashung. Tout de suite je suis séduit. Du vrai bon rock en français, un sens poétique évident, il comblait un vide dans le paysage rock franco, le Québec trippait sur Harmonium et Beau Dommage en fumant du local, la France était enlisée dans sa pop variété et voila que débarque ce mec avec ses lunettes noires.

Il avait 61 ans et souffrait d’un cancer depuis quelques temps. Cela ne l’empêchait pas de donner des concerts encore il y a 15 jours.

Bleu Pétrole, son dernier disque sorti en 2008 était tout simplement sublime.

Pour vous rappeler quelques bons souvenirs, voici son  premier clip  » Gaby »:

Dédé et les Colocs

Oui, j’irais voir le film sur Dédé et les Colocs. J’ai fait le booking des Colocs de 1990 à 1993. Ma rencontre avec le groupe a eu lieu au Café Campus sur Côte des Neiges alors que j’y faisait l’éclairage le mercredi pour m’amuser. Les Négresses Vertes étaient alors le groupe le plus festif du moment et je me demandais qui et quand pourrait en faire autant ici. Ce soir là monte sur scène un groupe génial, party à souhait avec un chanteur, Dédé, d’une présence extraordinaire. Nous ne devions pas être plus que 20 personnes dans la salle ce soir là !

Après le spectacle, je vais voir Dédé et lui propose de faire leur booking de spectacles ce qu’il  refuse catégoriquement (ahh ce Dédé, j’ai mauvais caractère…). Je lui donne ma carte, on ne sait jamais. Il débarque dans mon bureau une semaine plus tard avec une boite de cassettes maison et c’était parti pour 3 ans de collaboration. Au début, pour vendre le show, je chantais leurs chansons au téléphone au patrons de bars à spectacles (je chante comme une casserole…) Pour lancer le groupe, j’ai eu l’idée de les présenter une fois par semaine au Grand Café sur St-Denis. La maison de disque BMG lançait le premier single, « Julie », pour prendre le pouls 4 mois avant la sortie prévue du disque. Ce fut un raz de marée. Le Grand Café était clairement trop petit. Le Café m’avait loué la salle en me disant que 200 personnes pouvaient y entrer. J’ai faisait entrer 300 jusqu’au jour ou les pompiers sont venus compter les spectateurs en m’annonçant que la capacité légale de la salle était 120 personnes. Une chance que les Colocs finissaient le show sinon il aurait fallu sortir tout le monde !

Durant trois ans, nous avons travaillé ensembles, je les accompagnais occasionnellement en tournée. Dédé était un artiste dans tout le sens du terme. Il composait, jouait plein d’instruments, réalisait les clips, vivait des mouvements d’humeur hallucinants. Ce n’était pas facile de dealer avec lui mais, une fois rendu sur scène, on lui pardonnait tout. Évidement, tout le  showbizz québécois essayait de mettre le grappin sur le groupe. Leur gérant Raymond Paquin abusait bien de la situation et jouait des surenchères (tiens, il m’a oublié dans son livre sur Dédé !). Bref, 3 ans plus tard, le groupe déménagea chez Fogel-Sabourin pour le booking et moi j’avais des cheveux blancs à 30 ans !

Un de mes plus beau souvenir était les voyages que Pat Esposito et moi faisions au douanes canadiennes de Lacolle pour renouveller son permis de travail. Il fallait pour cela passer la frontière américaine et revenir aussitôt sur la Canada. Pat, avec sa tête de loubard sympathique tatoué, était systématiquement refusé aux USA et ils nous obligeaient à retourner au Canada, ce que nous étions venus faire de toute façon. Tout cela sans oublier  la fouille complète de ma voiture ! Arrivé aux douanes canadiennes, Pat était aussitôt reconnus par les douaniers et accueilli avec joie ! Durée du voyage 3 heures de plaisir !

Dédé Fortin

Dédé Fortin

Aujourd’hui, je fais du vin d’orange

Tout les ans, au début de mars, je fait du vin d’orange. C’est un appéritif d’été très apprécié dans le sud de la France. Comme la saison des oranges amères est presque finie, si vous voulez essayer, dépêchez-vous.

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Il vous faut:

– 8 oranges amères (trouvables au Marché Jean-Talon, fruiterie Chez Louis ou dans un magasin bio style Rachelle-Berry mais c’est plus sûr Chez Louis). Sinon des oranges bio feront l’affaire. Attention, la saison des oranges amère fini au début d’avril.

– 1 litre (pas une bouteille, 1 litre) de vodka

-8 bouteillesde vin rosé (10$ approx Ogi Primitivo rosé italien – les rosés français sont plus chers – à SAQ Dépot au Marché Central).

– 2 gros bocaux du même genre que ceux qu’ils prennent pour mettre des biscottis italiens dans les cafés. Ils faut qu’ils ferment bien.

– Tranquillement, collectionner les bouteilles de vin. Garder les bouchons. Pour ma part, j’achète du vin au litre avec des bouchons qui se vissent.

Alors:

1) Lavez les oranges et essuyez-les. Mettez les oranges dans 1 bocal et verser le litre de vodka. Macérer 1 semaine.

2) Séparer la préparation en 2 bocaux (4 oranges par bocal) et verser 2.5 litres de rosé par bocal. Ajouter 1 gousse de vanille fraiche et 1 baton de canelle par bocal. Macérer 45 jours. Tourner doucement le mélange de temps en temps avec une cuillère en bois.

3) Retirer les oranges. Ajouter 600 grammes de sucres (2 x 300g). Macérer 15 jours. Tourner de temps en temps.

4) Filtrer. J’utilise un cornet à café et des filtres en papier. Mettre en bouteille. C »est prêt. Servir frais avec des glaçons l’été.

Si vous ne pouvez pas dépenser autant en vin d’un coup mais voulez juste essayer pour voir ce que ça goûte, cette recette est interessante
Il vous faut 1 litre de vin blanc ou rosé, 1 orange que l’on pique de 20 clous de girofle que l’on met avec le vin et 40 morceaux de sucre. On laisse macérer le tout dans un bocal pendant 40 jours.

Si vous êtes arrivés ici juste pour la recette du vin d’orange, je vous invite à vous promener sur ce blog qui est loin d’être banal. on dernier article est ici.