Marketing viral sur Facebook

Je suis assez partagé sur l’utilité actuelle de Facebook comme outil de promotion. D’un côté, le groupe « Sauvons la Chapelle du Bon-Pasteur » avec ses 850 membres a eu un impact certain sur le revirement du Maire de Montréal dans sa décision de couper le budget de programmation en musique classique de la Chapelle. L’excellente série télé « Tout sur moi » a aussi pu être sauvé grâce à son groupe sur Facebook.

D’un autre côté, le Cirque du Soleil, avec ses millions de billets vendus annuellement dans le monde, compte à peine 1700 membres. C’est peu considérant l’ampleur de ses tournées. Le Cirque Éloize a 270 membres et les 7 doigts de la main 320, Malajube 2240 membres (quand même !) et Pierre Lapointe 1550 membres. Bref, rien de très impressionnant mais nettement plus marqué du côté de la musique. 

Le problème est-il Facebook, la manière dont la page est conçue, les habitudes d’utilisation, sa démographie ? Pour ma part, ce réseau social est essentiellement un  truc de copains qui se retrouvent et de gens qui s’exposent (pour ne pas parler de narcissisme… ). Youtube et Dailymotion peuvent créer un engouement beaucoup plus fort. Ultimement, une combinaison de tous ces réseau arrivera à générer le « buzz » voulu.

C’est normal que la musique (pop en particulier) ait plus de membres. Les fans sont réellement une « tribu » qui partage une émotion et l’amour de leur artiste ou groupe. Un spectacle de théâtre, danse, cirque contemporain ne génère pas ce type de sentiment d’appartenance à un groupe. 

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4 réflexions au sujet de « Marketing viral sur Facebook »

  1. Ping : Facebook » Marketing viral sur Facebook

  2. Salut,
    Tout d’abord, merci pour ce blog courageux car effectivement aujourd’hui, on a difficilement d’autre choix que de se poser la question des arts comme produits commerciaux à promouvoir, au grand damne des puristes.

    Pour ce qui est de l’impact de facebook, il me semble qu’il faille prendre en compte la présence d’autres formules Web 2.0 qui répondent d’avantage aux critères d’un bon marketing culturel. Je pense notamment à Myspace qui, bien que de nombreux utilisateurs en critique la désorganisation formelle, propose une plus grande marge de liberté pour l’agencement visuel et ainsi, peut d’avantage transmettre les valeurs de l’artiste qui y fait sa promotion. D’autre part, les critères d’inscription à facebook orientent beaucoup le type de relations que l’utilisateur va trouver, à savoir renouer avec des connaissances du passé, entre étudiants et surtout entre individus plus qu’entre groupements.
    Myspace par ses pages spécifiquement organisées pour la musique, le cinéma, la Tv ou autres et par le biais des invitations aux événements et le calendrier dynamique semble bien plus adapté à la diffusion artistique que Facebook. J’utilise personnellement les deux comme la plupart de mes amis impliqués dans la culture et il est clair que pour la plupart d’entre nous, facebook c’est pour la famille et myspace pour le boulot…
    Il ne faut pas non plus oublier que chaque pays utilise plus ou moins certains sites sociaux plutôt que d’autres, ainsi en Irlande par exemple, c’est plutot Bebbo qui crée l’engouement pour les relations amicales comme pour la découverte artistique. Est-ce pour autant une solution d’avoir une page sur chaque site social? Pourquoi pas après tout, si on a du temps, en tout cas ca coute peu…
    Enfin, je ne pense pas que youtube ou dailymotion aient un potentiel plus fort en terme de marketing car si tu vas sur leur page pour y faire une recherche sans déjà savoir ce que tu cherches , tu as peu de chance de trouver ton bonheur parmi la masse (critique?) de contenus peu intéressants qu’ils proposent. Ils sont à mon avis surtout l’outil qui permet de mettre son contenu sur la toile, mais sans page de fond spécifique à l’artiste, il y peu de chance pour que la vidéo soit vue.
    Pour ma part, ce que je retiens des sites sociaux, c’est qu’ils ont le mérite de créer un modèle et nombreux sont désormais les réseaux artistiques qui utilisent ce format pour dynamiser leurs relations internes et externes. (http://artists29.ning.com/ par exemple ou viadeo dont tu fais visiblement parti et qui m’a permis de découvrir ton blog).

    A+

  3. Merci Maya,

    je trouve tes points très intéressants et les partagent entièremment. particulièrement pour Youtube et Dailymossion et surtout myspace qui est à mon avis parfait pour se faire connaitre et monter sa communauté. Et c’est aussi vrai que chaque pays à souvent ses propres sites de réseau social.

    Merci pour artists29, je vais l’explorer plus en détail dès que j’ai le temps.
    Vincent

  4. Bonjour,

    Je viens tout juste de tomber sur cet article suivi de commentaires intéressants.

    Pour ma part, mon expérience dans la filière musicale en France m’a conduit aux conclusions suivantes :

    – YOUTUBE & DAILYMOTION permettent de diffuser du contenu gratuitement
    – FACEBOOK & SKYROCK BLOGS permettent de créer une relation avec l’internaute
    – MYSPACE fait un peu des deux mais s’adresse, en France, à un public moins large, plus spécialisé, plutôt trend setter.

    Cependant, au fur et à mesure, tous ces sites permettent de diffuser du contenu gratuitement et de créer une relation avec l’internaute, avec plus ou moins de succès, selon la niche de public et de matière artistique dont il est question.

    Quoi qu’il en soit, il est évident que l’idéal est d’être présent sur tous ces réseaux sociaux et communautés virtuelles. Il faut d’ailleurs préciser qu’en France la plateforme de blogs de SKYROCK est très importante notamment pour ce qui attrait les 12/18 ans.
    Mais le plus important pour créer du buzz, c’est de réussir à créer une conversation avec l’internaute.

    Ma stratégie, basée sur le marketing conversationnel, la création contenu à fort trafic et sur une très bonne connaissance des media clés, est simple : diffuser un message avant d’engager la conversation avec le public sur Internet et la téléphonie mobile pour obtenir son adhésion complète. Ce dialogue permet d’améliorer la qualité de la relation avec l’internaute, tout en approfondissant la connaissance de ce dernier.

    Sans volonté de dialogue, il est inutile de vouloir communiquer sur le web 2.0

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